ARTheque - STEF - ENS Cachan | On ne devrait pas oublier que la dimension intellectuelle et la dimension affective ne sont pas séparables

Texte intégral

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ON NE DEVRAIT PAS OUBLIER QUE LA DIMENSION

INTELLECTUELLE ET LA DIMENSION AFFECTIVE NE

SONT PAS SÉPARABLES

Pedro CANAL

Université de Séville

J'analyserai la question dans le domaine de l'éducation où j'exerce mon activité professionnelle. De ce point de vue, il s'agit évidement de la nécessité de prendre en compte certains aspects liés au spectacle, comme l'émotion, l'affectivité, l'expression artistique, la créativité etc...et cela est valable aussi bien pour l'enseignement primaire que pour l'enseignement secondaire.

Àces niveaux scolaires, il est possible que le terme "spectacle" ne soit pas le plus adéquat, parce que dans le spectacle, il y a toujours des acteurs et des spectateurs alors que dans l'enseignement, on doit garantir une entière participation. D'autre part, je crois que l'on doit éviter la connotation de l'enseignement avec la chose théâtrale, surtout si l'on constate que, malheureusement, se déroule souvent dans la salle de classe le triste spectacle de "l'enseignement fiction" dans lequel le professeur joue le rôle de celui qui enseigne et l'élève, le rôle de celui qui apprend. En réalité, rien de cela n'est vrai.

Àl'école, plus que le spectacle ou le spectaculaire, il faut réintroduire l'aventure, le jeu, la curiosité, la recherche, la possibilité de choisir et le plaisir de connaître. Par contre, il faut éviter la monotonie, les séquences aux contenus scientifiques prédéterminés, l'ennui etc... On ne devrait pas oublier que la dimension intellectuelle et la dimension affective ne sont pas séparables. Ces deux dimensions devront être présentes dans toutes les activités, les unités didactiques et, en général, dans toutes les manifestations de la vie de la classe.

On doit reconnaître, d'un autre côté, que dans le cas de l'enseignement cette préoccupation n'est pas récente mais existe déjà depuis plusieurs années. Cela ne signifie pas que cela ne doit pas être soulignée et rendu effectif dans la majorité des classes.

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Évidement, le problème n'est pas simplement relatifà la manière de présenter le contenu scientifique aux élèves, mais un problème relatifà l'ensemble des activités que l'on proposeà la classe. Il est nécessaire de développer des unités didactiques sur des objets d'étude sélectionnés: - ayant, pour les étudiants une dimension cognitive et affective

- impliquant leur participation,

- laissant une certaine place

à

l'autonomie (individuelle et de groupe) - stimulant la recherche et la réflexion

- amusantes, avec une place pour l'aventure et le jeu.

Spectacle? Oui, mais dans un certain sens du terme, loin de la théâtralisation de la communication et des relations quotidiennes au sein du milieu scolaire.

Figure

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Références

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