Inégalités d’accès aux soins de santé

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Disparités, inégalités, injustice face au système de santé Les opinions des français sur l'accès au système de soins Comportements culturels et besoins des consommateurs

Disparités, inégalités, injustice face au système de santé Les opinions des français sur l'accès au système de soins Comportements culturels et besoins des consommateurs

On est mieux soigné quand on a de l'argent ou des relations : "tout à fait d'accord" 11 % N'est pas du tout satisfait de son cadre de vie quotidien 15% Pense que la société doi[r]

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Assurance maladie complémentaire : régulation, accès aux soins et inégalités de couverture

Assurance maladie complémentaire : régulation, accès aux soins et inégalités de couverture

propension à payer pour l’assurance la plus élevée, ils peuvent ne pas être en capacité de payer la prime associée à leur contrat. Cette question est d’autant plus sensible que le gradient social identifié dans la littérature atteste que les individus les plus malades sont également les plus précaires (Lang et al., 2009 ; Cambois et Jusot, 2007 ; Goldberg et al., 2002). Par ailleurs, parce que lorsque la maladie est avérée, les dépenses de santé associées deviennent, par définition, non assurables, certains individus pourraient se voir exclus d’une assurance. Pour limiter les effets induits d’une telle sélection des risques et permettre à tous d’accéder aux soins en cas de maladie, le financement des soins est donc, dans la plupart des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), majoritairement organisé autour d’un système public obligatoire 1 , fourni par un système de santé national financé par l’impôt dans les pays historiquement Beveridgien (comme en Grande-Bretagne, en Norvège ou en Espagne) ou par un système d’assurance sociale dans les pays historiquement Bismarckien (comme en Allemagne, en Autriche ou en France). Toutefois, du fait notamment des contraintes budgétaires publiques et du poids croissant des dépenses de santé dans le produit intérieur brut (PIB) (9 % du PIB en moyenne en 2016 dans les pays de l’OCDE), l’assurance maladie publique est toujours partielle, couvrant soit un panier limité de soins, soit une population particulière ou bien encore en laissant à la charge des assurés des copaiements sur l’ensemble des soins (OCDE, 2017). Une assurance privée existe alors dans la plupart des pays. Elle permet aux individus qui le souhaitent de bénéficier d’une couverture plus étendue que l’assurance publique seule, leur offrant ainsi la possibilité de choisir leur niveau optimal de couverture au regard de leurs préférences (Nyman, 1999 ; Newhouse, 1978 ; Arrow, 1963). Elle peut toutefois conduire, compte tenu du contexte concurrentiel du marché de l’assurance et de la sélection des risques pratiquée par les assureurs, à des inégalités importantes de niveaux de couverture et donc, in fine, à des inégalités d’accès aux soins et d’état de santé. Le partage public/privé du financement des soins de santé, qui s’organise différemment dans chaque pays, répond donc à des arbitrages complexes mêlant des principes de solidarité et des réalités économiques de contraintes budgétaires des financements publics.
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Accès aux soins de santé : expériences de migrants sans assurance maladie à Montréal, Canada

Accès aux soins de santé : expériences de migrants sans assurance maladie à Montréal, Canada

et système d’assurance d’un autre) en France, crée des problèmes de gestion, des difficultés financières ainsi que des retards et des reports de soins (88). Tout près de la France, en Espagne avant l’année 2002, les migrants sans papiers étaient juste autorisés à recevoir les soins médicaux en situation d’urgence dans les hôpitaux publics (89). Cette population était également confrontée aux mêmes obstacles d’accès aux soins que notre population d’étude, à savoir le manque d’assurance maladie, les coûts élevés de soins de santé ainsi que la peur d’être dénoncés (89). En 2002, les changements juridiques ont permis aux migrants, en situation irrégulière, d’avoir un accès complet aux soins de santé au même titre que les citoyens (90). En effet, l’Espagne a permis aux migrants sans papiers d’avoir accès à des cartes d’assurance maladie dans les mêmes conditions que les résidents légaux (59). Une étude sur l’utilisation des soins de santé après cette loi n’a pas trouvé de différence significative entre les migrants légaux et illégaux et a conclu que les politiques de santé publique ont des impacts positifs quant à la réduction des inégalités d’accès aux soins (90). Dans ce pays, même si des obstacles administratifs et discriminatoires existent toujours, ils ne concernent pas uniquement les migrants sans papiers (90). Malgré qu’en 2012, un décret royal ait visé la restriction de l’accès aux soins des migrants aux soins urgents, des professionnels de la santé ainsi que certaines régions ont refusé de se conformer à cette décision par devoir éthique de soigner les migrants sans papiers (82). Face au mécontentement de la population et des mouvements sociaux, ce décret royal est en phase de suppression avec le nouveau gouvernement qui ne trouve pas la pertinence et l’intérêt de cette décision pour leur système de santé (82).
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Industrialisation et Inégalités : Le recours aux soins en zones rurales chinoises

Industrialisation et Inégalités : Le recours aux soins en zones rurales chinoises

Dans les zones rurales, les habitants ne tiraient quasiment aucun profit du travail des terres. Les exploitations agricoles étaient entièrement collectivisées, sans revenu individuel pour les personnes qui y travaillaient. En contrepartie, ils avaient accès gratuitement au système de protection sociale. Cela incluait un accès à des soins, parfois médiocres mais sans frais. La privatisation progressive des terres permit aux habitants de dégager un profit. Elle a également privé les communautés d’une partie du profit du travail des terres d’où elle tirait son financement. En effet, dans les centres de santé en zones rurales, les médecins étaient souvent des agriculteurs ayant eu une rapide formation (appelé les médecins aux « pieds nus »). Le faible niveau de qualité des soins offerts n’était plus compensé par la perception d’une gratuité des soins puisque des impôts étaient prélevés pour leur financement. Le système de protection sociale s’est alors dégradé. Le caractère obligatoire de la cotisation au système de protection sociale s’est vite posé. Dans le même temps, la demande en termes de soins a évolué. L’apparition d’agriculteurs plus à l’aise financièrement fit naître une demande de soins de meilleure qualité. De même, la présence d’habitants ruraux ayant une activité industrielle dans une zone urbaine et, en moyenne, ayant un revenu plus important accentua cette demande pour des soins de qualité supérieure. Impulsée par l’état central, l’apparition de centres de santé privés a détourné une partie de la population rurale vers le secteur privé. Ainsi, le système de protection sociale s’est encore trouvé fragilisé. Seuls les revenus modestes, parfois insuffisants pour avoir accès à des soins de prestataires privés mais suffisants pour cotiser à un système public alimentèrent le système de protection sociale. Au final, suivant la communauté, le système de protection sociale s’est soit drastiquement réduit, soit s’est effondré.
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Les inégalités sociales de santé en France en 2006

Les inégalités sociales de santé en France en 2006

lement une diminution moins marquée de la mor- talité dans les groupes de professions manuelles Encadré 1 Difficultés méthodologiques pour la mesure et la comparaison des différences sociales de santé Les premières revues de littérature internationales ont montré la quantité d’études portant sur les inégalités de mortalité et la difficulté de comparer leurs résultats [36,37,38]. Les données en santé et l’enregistrement des décès diffèrent d’un pays à l’autre, voire entre les régions d’un même pays. La diversité des recueils statistiques et des outils de mesure utilisés constituent un premier obstacle à la comparaison des niveaux et écarts de santé (méthodes de collecte des données, codage des causes de décès, indicateurs de santé…). Les études comparatives se heurtent aussi à la diversité des critères rete- nus pour refléter l’appartenance sociale (revenus, instruction, profession, possessions…), qui ont chacun un rôle spécifique sur la santé à travers les déterminants de la santé qu’ils représentent plus particuliè- rement : conditions de vie en général, conditions de travail, connaissances des facteurs de risque ou des systèmes de soins… Ces critères sociaux ont de surcroît un sens différent selon les pays : les systèmes éducatifs ou les groupes de professions distribuent les populations sur un « gradient social » propre à chaque pays, voire à chaque époque dans un pays (évolution de l’accès à l’instruction ou des secteurs d’activité et professions). La comparaison des différentiels de mortalité ou de santé d’un pays à l’autre, nécessite non seulement l’utilisation de données comparables mais aussi une analyse de la « significa- tion » sociale, culturelle et administrative des groupes constitués ou encore de leur « place » relative dans l’organisation de la société.
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Promotion de la santé et inégalités de santé en milieu étudiant

Promotion de la santé et inégalités de santé en milieu étudiant

Cependant 47% des ressources financières proviennent des bourses, contre 27% en moyenne nationale. Près de la moitié des étudiants vit avec moins de 400 euros par mois. Devant un tel constat de précarité et l’augmentation des dépenses de santé, les étudiants font des choix privilégiant le logement plutôt que les soins. Si le renoncement aux soins portait essentiellement sur des soins coûteux (dentistes ou opticiens), il porte aujourd’hui sur les soins de premier recours comme le médecin généraliste et l’accès aux médicaments, ainsi que la gynécologie. Ce renoncement concerne 1/3 des étudiants (45% à La Réunion) qui le justifient par un manque de temps et des raisons financières.
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Réduction des inégalités sociales de santé en soins primaires : revue de la littérature

Réduction des inégalités sociales de santé en soins primaires : revue de la littérature

3. L’intervention du médecin généraliste dans la prévention des accidents domestiques infantiles est efficace dans les foyers défavorisés (32) Les accidents demeurent la première cause de décès parmi les enfants dans les pays développés. Les déterminants sociaux (pauvreté, logements précaires et/ou exigus, bas niveau éducatif et/ou jeune âge de la mère, famille mono- parentale, famille nombreuse, addictions parentales, ethnicité) représentent des facteurs de risque importants de vulnérabilité chez ces enfants (33). Des études effectuées aux Etats-Unis ont montré que les conseils délivrés par le médecin et un accès facilité aux équipements de sécurité amélioraient les comportements et réduisaient les risques (34). Les différences entre les systèmes de soins des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne ne permettaient pas de généraliser les résultats de ces études (33). Un essai clinique contrôlé randomisé a évalué l'efficacité des conseils délivrés par le médecin généraliste associés à la mise à disposition d'un équipement à un petit prix pour prévenir les accidents domestiques infantiles.
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Les inégalités territoriales de santé 
Une approche des bassins de santé

Les inégalités territoriales de santé Une approche des bassins de santé

19 ce rapport fait état de leur défaille pour l’une des premières fois. Malgré les dispositifs en place pour favoriser l’accès aux soins du plus grand nombre, l’état de santé de la population dépend toujours de leur appartenance à une classe sociale alors même que le système de Welfare est construit de manière à prévenir cette situation. Le Black Report et ses conclusions ont fait écho bien au-delà des frontières du Royaume-Uni : il est encore aujourd’hui cité comme la référence en matière de définition des inégalités sociales de santé. En 1986, la Charte d’Ottawa redéfinit le concept de santé et introduit des objectifs visant à améliorer les conditions de santé des populations notamment « combler les écarts de niveau de santé dans les sociétés et à lutter contre les inégalités dues aux règles pratiques de ces sociétés ». En 1998, le Acheson Report arrivera aux mêmes conclusions que celles énoncées dans le Black Report. Plus récemment le Marmot Review publié en 2010 arrive à des conclusions plus que similaires. Le Marmot Review met en avant la nécessité de garantir un revenu minimum décent afin de permettre à tous les ménages de disposer des ressources financières nécessaires pour « investir » dans sa santé. Il pose que seulement 20% de l’état de santé est le fait de causes biologiques et que les 80% restants sont le résultat de facteurs économiques et sociaux. Le rapport de 2010 met également en avant la nécessité de localiser l’action publique pour qu’elle soit au plus près des besoins de la population.
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Promotion de la santé et inégalités de santé en milieu étudiant

Promotion de la santé et inégalités de santé en milieu étudiant

Cependant 47% des ressources financières proviennent des bourses, contre 27% en moyenne nationale. Près de la moitié des étudiants vit avec moins de 400 euros par mois. Devant un tel constat de précarité et l’augmentation des dépenses de santé, les étudiants font des choix privilégiant le logement plutôt que les soins. Si le renoncement aux soins portait essentiellement sur des soins coûteux (dentistes ou opticiens), il porte aujourd’hui sur les soins de premier recours comme le médecin généraliste et l’accès aux médicaments, ainsi que la gynécologie. Ce renoncement concerne 1/3 des étudiants (45% à La Réunion) qui le justifient par un manque de temps et des raisons financières.
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Santé 2010 
Les inégalités sociales de santé 
Rapport de l'atelier n°2

Santé 2010 Les inégalités sociales de santé Rapport de l'atelier n°2

C’est bien entendu, avant toute autre chose, l’égalité d accès au système de soins qu’il convient de préserver. L’égalité de santé en tant que telle n’existe pas. Des facteurs génétiqu[r]

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I comme Inégalités territoriales de santé

I comme Inégalités territoriales de santé

4 cours de la journée, en dehors de leur quartier de résidence (Perchoux et al., 2013 ; Shareck et al., 2014). La prise en compte de la multi-exposition des populations est intéressante quelle que soit la variable contextuelle étudiée. Si on reprend l’exemple de l’accès aux soins, il serait erroné de penser que tous les territoires qui connaissent un déficit d’offre de soins sont nécessairement prioritaires : ils le deviennent s’ils concentrent des populations peu mobiles qui n’ont pas l’opportunité d’accéder à des soins en dehors de leur quartier de résidence (Vallée et al., 2010). Ignorer la mobilité des populations peut ainsi fausser les diagnostics en donnant à tort le statut de territoires prioritaires à certains territoires (des « faux positifs ») et à l’inverse en excluant de la liste des territoires prioritaires certains territoires qui devraient y figurer (des « faux négatifs »). Lors de la mise en place d’actions territorialisées, il serait bénéfique de prendre en considération à la fois la multi-exposition des populations et les changements dans les attributs des territoires au cours des 24 heures de la journée. Une telle approche, inspirée de la ‘time-geography’ permettrait de faire correspondre les temporalités des populations, des territoires et des actions à mener et permettrait d’augmenter l’efficacité des actions territorialisées visant à réduire les inégalités de santé (Vallée, 2017b).
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Réduire les inégalités d'accès aux savoirs en santé

Réduire les inégalités d'accès aux savoirs en santé

4 critique et réflexive, les dispositifs mis en place. Nos premiers travaux ont été développés à partir des années 2000. En mettant à distance la seule focale sur les parcours de soins, nous avons cherché à développer en parallèle le parcours éducatif des personnes, notamment avec les malades diabétiques de type 2. En collaborant avec les médecins généralistes, nous avons fondé un réseau de santé (Réucare), afin d’inclure des personnes volontaires bénéficiant d’un accompagne- ment éducatif pensé selon une vise formative et émancipatrice. En cinq ans, nous avons ainsi inclus mille deux-cents personnes diabétiques et travaillé avec près de trois cents professionnels de santé, en prenant appui sur les dispositifs covalidés par le champ biomédical et les sciences humaines et sociales, selon le schéma inversé suivant, à partir d’une simulation sur cinq années 1 .
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Assurance maladie complémentaire : régulation, accès aux soins et inégalités de couverture

Assurance maladie complémentaire : régulation, accès aux soins et inégalités de couverture

Un système d’assurance développé mais source d’inégalités Malgré un financement élevé en moyenne des dépenses de santé par l’assurance publique (77 % en 2016) et des montants de restes à charge des ménages parmi les plus faibles des pays de l’OCDE (8 %), les caractéristiques du système mixte d’assurance français induisent des inégalités importantes de couverture, tant pour les plus malades que pour les plus pauvres. Concernant le régime public tout d’abord, le taux de remboursement dépend du type de soins (notamment ville/hôpital) et du statut des individus face à la maladie (avec ou sans ALD). Bien que ces dispositifs reflètent la volonté de mieux prendre en charge les individus les plus malades, ils ne permettent pas de couvrir l’ensemble des risques financiers associés à la maladie qui peuvent s’avérer très élevés dans le budget des ménages. Ainsi par exemple, en 2012, les dépenses de santé restant à la charge des assurés après l’intervention de l’assurance maladie publique s’élevaient en moyenne à 4 971 € pour 1 % des assurés (Cour des comptes 2016, Hcaam, 2012 ; Dormont et al., 2014). En effet, la multiplicité des tickets modérateurs, des participations forfaitaires, des dépassements d’honoraires et enfin la présence du forfait hospitalier peuvent représenter une lourde charge financière pour les individus qui font face à 8 Les exemptions doivent avoir été précisées dans le contrat d’entreprise lors de sa mise en place. Elles peuvent concerner les salariés en contrat à durée déterminée de moins d’un an, les salariés déjà couverts par le contrat d’entreprise d’un membre de leur ménage, les bénéficiaires de la Couverture maldie universelle complémentaire (CMU-C) et de l’Aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), les salariés pour qui la participation financière au contrat d’entreprise représente 10 % de leur salaire ainsi que les salariés pour lesquels la mise en place du contrat résulte d’une décision unilatérale de l’employeur et financée à 100 % par celui-ci.
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Inégalités sociales de santé et nutrition

Inégalités sociales de santé et nutrition

Le gradient social de l’obésité En dépit d’une amélioration générale des conditions de vie et d’un recul de la mortalité précoce, d’importantes disparités persistent entre classes sociales en matière de santé en Europe. Elles ont même tendance à s’accroître en France. Elles traversent la société de part en part et sont la résultante d’inégalités sociales qui s’accumulent tout au long de la vie, en matière d’accès aux soins et à la prévention, mais aussi en matière de revenu, d’éducation, de logement, d’environnement, de travail et de modes de vie.
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Dépense de santé et accès financier  aux services de santé : une étude  du renoncement aux soins

Dépense de santé et accès financier aux services de santé : une étude du renoncement aux soins

1. « […] alors que dès 1946, le préambule de la constitution proclame que « la nation garantit à tous la protection de la santé », en 1996 un Français sur quatre déclarait avoir renoncé à se soigner au moins une fois dans l’année pour des raisons financières. Face à ce constat, l’instauration d’une couverture maladie universelle doit permettre de passer du droit juridiquement affirmé à la santé, au droit, réellement exercé, de se soigner » On observe en France et comme dans la plupart des pays européens, tous pourvus de systèmes de santé socialisés, des inégalités sociales dans l’utilisation des services de santé, c’est-à-dire des différences de consommation de soins entre groupes sociaux à état de santé donné. Plusieurs travaux montrent que la fré- quence du recours au médecin et le nombre de visites ne sont pas identiques dans tous les groupes socio- économiques, même après contrôle par l’âge, le sexe et l’état de santé (par exemple Couffinhal. 2004, Raynaud 2005, Sirven 2011). En France 15,4 % des personnes vivant en ménage ordinaire déclarent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières en 2008. Le taux de renoncement semble poser un diag- nostic concordant avec celui issu de l’analyse de la consommation de soins. Pourrait-il à ce titre constituer un élément d’analyse de l’équité de l’accès aux services de santé ?
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Assurance-maladie, accès aux soins et redistribution des revenus

Assurance-maladie, accès aux soins et redistribution des revenus

Dans le modèle, on observe une croissance de la consommation médicale moyenne et totale du fait de l’assurance-maladie, mais l’interprétation de ce phénomène est très dif- férente de celle des modèles de « hasard moral ». Cette croissance y est en effet imputa- ble à l’accès aux soins d’individus malades dont les revenus bruts ne permettent pas de financer les soins médicaux qui leur sont nécessaires. L’autre enseignement concerne l’effet sur le bien-être. Dans une perspective « welfariste », on montre en effet qu’une assurance-maladie de type publique et obligatoire améliore sans doute très significati- vement le bien-être de la collectivité, celui des pauvres bien entendu, mais également, celui des individus « riches » et malades.
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Les Inégalités sociales de santé liées aux effets de la pollution sur la santé

Les Inégalités sociales de santé liées aux effets de la pollution sur la santé

d’un site polluant par rapport aux populations vivant loin du site et donc non exposées à celui-ci. Néanmoins, l’utilisation de la méthode de différence en différence repose sur de nombreuses hypothèses qu’il est crucial de ne pas négliger. Puisque l’estimateur utilisé est une varia- ble d’interaction entre la période de fermeture et la commune du site pollué, l’hypothèse d’identification s’appuie sur le fait que les zones proches et éloignées du site pollué ont des tendances similaires en termes de pollution et de santé au sein de la même région. Cela peut ne pas être le cas si, par exemple, les zones à la périphérie du site pollué se développent à un rythme plus rapide que les zones plus proches de la raffinerie ou abritent moins d’industries polluantes. Cependant, la structure de panel nous permet des contrôles supplémentaires qui purgent de tous biais liés à une évolution différente. Par ailleurs, dans ces modèles, l’hypothèse d’exclusion serait violée si d’autres événements avaient eu lieu en même temps que la fermeture de la raffinerie. Il est donc nécessaire qu’aucun événe- ment économique ou politique ne coïncide avec le moment exact de l’arrêt des activités et l’emplacement du site. L’hypothèse d’exclusion peut toutefois encore être violée si la fermeture du site elle-même a un impact sur les variables de santé indépendamment de la pollution. Par exemple, les travailleurs au chômage peuvent avoir plus de temps et ainsi influencer le nombre d’admissions à l’hôpital. En outre, des migrations dans les zones entourant le site peuvent s’être produites après la fermeture et biaiser les résultats.
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Des principes de responsabilité et de solidarité pour un accès équitable aux soins de santé : le cas des travailleurs de l'informel urbain du Cameroun en situation de vulnérabilité

Des principes de responsabilité et de solidarité pour un accès équitable aux soins de santé : le cas des travailleurs de l'informel urbain du Cameroun en situation de vulnérabilité

imprévisibles et révocables. Confrontées à la régulation sociale et civique pour répondre à un droit fondamental ou à un besoin essentiel, la solidarité et la responsabilité comme principes éthiques nécessitent un ajustement afin d’instaurer des mécanismes stables de protection sociale. Une protection contre les risques susceptibles de garantir dans la durée un soutien mutuel au- delà des relations de fraternité, d’amitié ou d’ethnicité, dans la logique d’une prévoyance collective. La solidarité et la responsabilité en tant que principes se situent à la jonction du lien social, de l’obligation, de la réciprocité et de l’assurance. Et le lien ainsi établi est de caractère réciproque, institutionnel et contractuel, car tous les citoyens sont censés bénéficier, le moment venu, d’une garantie d’assistance (Paugam, 2007a; 2012). Il s’agit d’une solidarité qui s’exerce indépendamment des capacités ou des mérites propres de chacun des membres qu’elle relie, et dans laquelle les contributions de tous servent à soutenir si nécessaire chacun, dans une logique où le bien-être de chacun est un enjeu pour tous. Mais, l’opérationnalisation des principes de responsabilité et de solidarité pour garantir la couverture universelle des soins passe fondamentalement par une approche d’accompagnement et d’autonomisation. Il s’agit en d’autres termes de transformer les vulnérabilités en potentialité de développement; de « capabiliser » les personnes vulnérables (cas des travailleurs urbains de l’informel) et de les responsabiliser en vue de leur propre prise en charge et de leur pleine contribution durable au bien-être collectif; d’instaurer un nouveau type de droit social qui vise à faire de chacun non pas un assisté à secourir, mais un citoyen actif engagé dans un processus d’insertion et dont l’aide qui lui est apportée par la collectivité n’a d’autre finalité que de renforcer son lien de participation aux échanges de la vie en société (Paugam, 2007a; 2007 b; Léonard. 2009; Brodiez-Dolino, 2013).
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Mobilité quotidienne et accès potentiel aux ressources urbaines : quelles inégalités sociales ?

Mobilité quotidienne et accès potentiel aux ressources urbaines : quelles inégalités sociales ?

En terme d'action publique, cette recherche souligne l'intérêt (i) de mettre en place des mesures incitatives pour densifier l’offre d'équipements privés à proximité des lieux de résidence et d'activités des populations pauvres, (ii) de favoriser l'implantation des nouveaux équipements publics dans les espaces de résidence et d’activités des populations pauvres et (iii) d’aider les populations pauvres à se déplacer dans des espaces avec une forte densité d’équipements. Ces interventions s’inscrivent aussi bien dans le champs des politiques urbaines que dans celui des politiques de transports et de déplacements (Chardonnel et al., 2012). Ces mesures ciblées – qui concernent des populations et des espaces prioritaires – nécessitent que les acteurs publics se concertent et articulent leurs territoires respectifs d'action afin que les besoins des différentes populations soient pris en compte qu’elles habitent ou bien fréquentent le territoire sans y résider. Si elles se développaient, de telles mesures pourraient limiter l’ampleur des inégalités sociales d’accès à la ville et à ses
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Quelles contraintes les patients des zones sous-médicalisées sont-ils prêts à accepter pour conserver un accès aux soins ? L’exemple du « Pôle Santé de Soule »

Quelles contraintes les patients des zones sous-médicalisées sont-ils prêts à accepter pour conserver un accès aux soins ? L’exemple du « Pôle Santé de Soule »

Ce travail précurseur a reçu un accueil chaleureux auprès d’une patientèle âgée et rurale qui s’est montrée prête à accepter des nombreux changements pour pérenniser la présence de médecins généralistes et favoriser l’installation de jeunes généralistes en Soule. Selon les critères étudiés, entre 65 et 85 % patients se sont déclarés en faveur des différents changements proposés (secrétariat, rendez-vous, partage d’information, internes, consultation d’un autre médecin même dans une autre ville). Ces résultats restent tout de même nuancés par un grand nombre de réponses dans des modalités où le degré d’opinion est plus mesuré (plutôt d’accord ou plutôt pas d’accord). L’âge élevé constitue dans notre étude un facteur de mauvaise acceptation des contraintes, en particulier des consultations sur RDV. Les patients les plus jeunes ont montré une plus grande propension à changer, en acceptant que les appels soient régulés par une secrétaire, même par un secrétariat à distance. Ils sont prêts à patienter jusqu’au lendemain en cas d’urgence. Cette étude a montré une profonde inquiétude des patients sur l’avenir des soins dans leur campagne ; ceux-ci sont prêts à changer du moment qu’ils gardent un généraliste dans le village.
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