Haut PDF Qu’est-ce que la réussite à l'université d’un étudiant ?

Qu’est-ce que la réussite à l'université d’un étudiant ?

Qu’est-ce que la réussite à l'université d’un étudiant ?

Leclercq, D. & Parmentier, Ph. (2011). Qu’est-ce que la réussite à l'université d’un étudiant primant ? In Ph. Parmentier (Dir.). Recherches et actions en faveur de la réussite en première année universitaire. Vingt ans de collaboration dans la Commission « Réussite » du Conseil interuniversitaire de la Communauté française de Belgique. Bruxelles : CIUF. 7 En d'autres termes, pour pouvoir juger de l'efficacité de l'enseignement universitaire, et plus particulièrement du processus d'enseignement/apprentissage en première année, à l'aune de ces taux de réussite, il faudrait disposer, pour la Communauté française, ou, à tout le moins, au sein de chaque établissement, d'une vision claire de ce qui définit la réussite, mais aussi de ses modalités. Par ailleurs, est-il écrit, dans un système caractérisé par l'hétérogénéité de son enseignement secondaire, et par de très larges possibilité d'accès aux différentes filières de l'enseignement supérieur, que l00 % des étudiants qui s'inscrivent en droit ou en psychologie doivent devenir juristes ou psychologues ? À l'inverse, est-il acceptable que la très grande majorité des étudiants échouent chaque année dans certaines filières de certains établissements, sans que des facteurs, tels qu’un recrutement particulier, viennent l'expliquer ? Ce débat est important au sein des établissements en vue de définir des politiques cohérentes en la matière, mais il est également essentiel de le mener au sein de chaque faculté avec les équipes d'enseignants concernées. Quelles sont les statistiques de réussite qui contenteraient les responsables académiques d’une faculté, d’une section, d’une formation ? Vise-t-on la plus grande démocratisation ou la meilleure formation ? Ces statistiques ne sont-elles pas influencées par les représentations que chaque enseignant a de la réussite globale ou de son propre cours ? Est-il possible de modifier ces représentations ?
En savoir plus

4 En savoir plus

Étude micro-écononométrique de l'impact du travail salarié étudiant sur la réussite à l'université

Étude micro-écononométrique de l'impact du travail salarié étudiant sur la réussite à l'université

l’incitation à exercer un emploi rémunéré en cours de formation qui, par conséquent, augmenterait le taux d’échec particulièrement élevé en France 24 . De plus, le décret n°2010- 961 du 25 Août 2010 relatif à l’instauration du « RSA jeune » vise à accentuer dans un certain sens le travail étudiant qui pourrait par conséquent avoir un impact négatif sur la réussite universitaire. En effet, le revenu de solidarité active (RSA) est destiné à assurer aux personnes sans ressources ou disposant de faibles ressources un minimum de revenu variable selon la composition de leur foyer. Il est depuis 2010 accessible aux personnes âgées de 18 à 24 ans, pouvant justifier d’une certaine durée d’activité professionnelle antérieure à condition de remplir certaines exigences (lieu de résidence,
En savoir plus

301 En savoir plus

docC1-Atelier-critique-biblio-étudiant

docC1-Atelier-critique-biblio-étudiant

7- Artériopathie oblitérante des membres inférieurs et soins / Collectif in Soins (2000 - ...), 696 (juin 2005) 8- Baltzer-Coupe, Marlène. « Enquête sur l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs dans un service de médecine générale... » Thèse de doctorat, [S. l.]: Université de Montpellier I, 1979.

2 En savoir plus

Une université dans un processus de construction nationale :

Une université dans un processus de construction nationale :

ça paraissait utile. Il fallait briser un certain nombre de carcans » 359 . Certaines des raisons de la manifestation de mai 1968 à Dakar ont ainsi concerné l’ensemble des pays de l’AFO. 1-1- Le Mai 68 à Dakar : d’une cause nationale à une mobilisation générale Un bras de fer s’est installé entre les étudiants et le gouvernement du Sénégal depuis la rentrée de septembre 1967 et se poursuit donc jusqu’en mai 1968. En octobre-novembre 1967, le gouvernement sénégalais décide unilatéralement de revoir sa politique d’attribution des bourses universitaires. Il est difficile pour le régime de Léopold Sédar Senghor de revenir sur son option car il s’est agi de prendre des mesures efficientes pour faire face à la crise économique qui secoue le pays depuis deux ans. La sécheresse de 1967 a fait chuter, d’un million de tonnes en 1965, à seulement 835 000 tonnes la récolte annuelle de la production arachidière, principale source de revenu de l’État et du pays tout entier. De plus, cette campagne arachidière de 1966-1967, suite à l’établissement du Marché commun (européen), est bouclée avec une énorme perte financière estimée à 4,9 milliards de francs CFA 360 . Selon Abdoulaye Bathily, dans sa publication sur le mai 1968 à Dakar, les symptômes du malaise social sont multiples 361 : la grogne des paysans surendettés, la rage des salariés dont les salaires traînent, l’inquiétude du lendemain incertain qui mine de plus en plus de familles face au chômage qui augmente, la perte de vitesse du système éducatif qui signe l’ébranlement de l’école coloniale « principal instrument de promotion sociale » 362 , la frustration de nombreux citoyens sénégalais condamnant un néo-colonialisme ambiant et développant une acerbe propagande anti-française au nom d’une « décolonisation inachevée » 363 . C’est tout cet ensemble qui constitue le non-dit du mouvement étudiant à l’université de Dakar.
En savoir plus

563 En savoir plus

Université : l'éducation ou la croissance

Université : l'éducation ou la croissance

Les grands organismes scientifiques, depuis que leur mission initiale a été remplie, immobilisent des moyens, freinent les redéploiements, n'irriguent pas les universités et au total contribuent à la sous-productivité du système. L'enseignement supérieur dans son ensemble (grandes écoles comprises) ne représente en France que 1,1 % du PIB contre 2,3 % aux États-Unis ; un étudiant du supérieur (toujours grandes écoles comprises) coûte 11 % moins cher en France que dans la moyenne des pays de l'OCDE. C'est dire si, une fois déduits ceux affectés aux grandes écoles, les moyens qui restent à l'université pour irriguer la recherche sont limités. Au-delà du gaspillage humain que cela représente, la sélection par l'échec au niveau du DEUG (moins de 50 % de réussite au bout de deux ans), conséquence notamment de l'absence de sélection à l'entrée des universités, vient de plus absorber une partie des moyens dont elle dispose. (…)
En savoir plus

8 En savoir plus

Réforme, université et compétence

Réforme, université et compétence

Par contre, dans l’U.E., en ce qui concerne l’enseignement supérieur, la déclaration de Bologne* est signée en 1999. Elle vise à créer, d’ici 2010 un espace européen intégré d’enseignement supérieur avec des programmes structurés et homogénéisés. L’objectif de cette déclaration est de faciliter la mobilité des étudiant-e-s entre les universités des pays de l’U.E. Pour cela, il est indispensable d’assurer une homogénéité de qualité des programmes universitaires. Ainsi, un référentiel d’indicateurs de performances et de procédures d’évaluation de la qualité est mis en place au niveau de l’UE. Les Universités de la CfWB sont concernées actuellement par ce type d’évaluation de la qualité comme nous l’avons déjà dit précédemment. Ainsi, dans l’adoption de ce processus, les établissements se doivent d’homogénéiser, sinon d’harmoniser, tout en prenant garde d’éviter le pouvoir de standardisation.
En savoir plus

10 En savoir plus

Promotion de la santé et inégalités de santé en milieu étudiant

Promotion de la santé et inégalités de santé en milieu étudiant

Au sein de l’Université, il revient aux Services Universitaires de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé de mettre en œuvre et de décliner les politiques de santé. Je rappelle que les services de Médecine Préventive Universitaire ont été créés après guerre avec pour mission principale la lutte contrer la tuberculose. Ainsi la notion de maladie et de soin est restée prédominante pendant de nombreuses années. La notion de prévention, puis de promotion de la santé apparaît plus tard et induit de nouvelles missions. Si la politique de soin a été longtemps privilégiée au détriment d’une politique de santé, actuellement, nous faisons le choix d’une politique de promotion et d’éducation à la santé dont l’objectif final est de rendre l’étudiant acteur et responsable de sa santé. On peut ainsi parler « d'empowerment », de « pouvoir-agir ». La médecine préventive s'inscrit aussi dans le contexte global qu'est celui de l'université de La Réunion : une université très jeune qui s'est affranchie des liens avec l'académie d'Aix-Marseille en 1982.
En savoir plus

14 En savoir plus

Ville et Université: l'expérience liégeoise

Ville et Université: l'expérience liégeoise

Le savoir dans les démocraties de marché, Bruxelles, Editions Labor, Editions Espaces de Libertés, 2003. Cet auteur (p. 85) construit un jeu d’oppositions entre les missions traditionnelles des universités et celles « du discours dominant » : Justification historique par rapport au passé (université = institution du monde occidental dont la légitimité est fondée par l’histoire et la pérennité à travers le temps) versus justification historique par rapport au futur (université intégrée dans la post-modernité ; acteur du changement et fonctionnement organisé autour du projet) ; justification politique (université = formatrice d’une « élite » destinée à gouverner la cité) versus justification économique (université = lieu de formation de professionnels « employables » et de rentabilisation des connaissances) ; vocation civilisationnelle (garantie de l’unité du savoir et recherche de la vérité) versus vocation utilitaire (recentrage sur les activités profitables à l’université-entreprise et aux partenaires économiques extérieurs) ; figure du chercheur/ enseignant/savant versus figure du chercheur/ entrepreneur/expert et de l’étudiant-client. Voir aussi WINKIN Yves, La Communication n’est pas une marchandise. Résister à l’agenda de Bologne, Bruxelles, Editions Labor, Editions Espaces de Libertés, 2003.
En savoir plus

12 En savoir plus

Les "dessous" du discours universitaire ou existe-t-il un "discours étudiant"?

Les "dessous" du discours universitaire ou existe-t-il un "discours étudiant"?

5. POUR NE PAS CONCLURE… Nos conclusions ne peuvent être que provisoires : nous avons choisi un aspect très particulier d’un ensemble nommé « discours étudiant » dont nous avons examiné, dans un contexte géographique précis, certaines manifestations discursives. Dans le lieu social que constitue l’université, on notera que les aspects « subversifs » et « carnavalesques » sont soigneusement canalisés et sont l’objet d’une renégociation perpétuelle entre les autorités et les étudiants. Cet extrait d’une proclamation officielle, dont l’instance énonciative superpose l’institution académique (ULB) et les organes institués par les étudiants encadrant leurs pratiques folkloriques (les cercles étudiants), illustre ces processus de régulation et de normalisation de la subversion « organisée »:
En savoir plus

7 En savoir plus

Le mouvement étudiant au Mexique : l'émancipation féminine en marche

Le mouvement étudiant au Mexique : l'émancipation féminine en marche

Depuis 1971, le livre a connu des dizaines d‟éditions et des milliers d‟exemplaires ont été vendus (plus de 500 000 ex.), il est considéré comme une « référence obligatoire pour tous les jeunes qui désirent connaître l’histoire récente du Mexique » (Vega, 1991). Qui sont les participantes au mouvement, que déclarent-elles et que dit-on d‟elles ? Dans quelle mesure leur participation a modifié leur propre perception de leur rôle social et politique ainsi que leurs relations avec leur entourage ? Elles sont identifiées selon leur appartenance académique. On compte deux leaders parmi les étudiantes, les seules connues, nommées Tita (Roberta Avendaño Martínez), et Nacha (Ana Ignacia Rodríguez). Elles appartiennent à la Faculté de Droit de la UNAM (Université nationale autonome de Mexico) et elles racontent surtout leur engagement politique ainsi que les conditions de leur détention après le massacre du 2 octobre. Condamnée à 16 ans de prison, Nacha, sous la pression d‟Amnesty International, fut amnistiée après deux ans de réclusion.
En savoir plus

14 En savoir plus

Politiques, savoirs, culture. Remarques sur le mouvement étudiant italien

Politiques, savoirs, culture. Remarques sur le mouvement étudiant italien

renouvellement des institutions, se manifeste dans la rue, accepte les affrontements avec la police, commence à fabriquer des cocktails-molotov, à dévaster les lieux universitaires que l’étudiant-contestateur voudrait réformer tout en sauvegardant l’ordre et la propreté ; elle refuse souvent la logique démocraticiste de l’AG pour mener des actions apparemment minoritaires mais qui sont en mesure de faire avancer le mouvement ». Cette tendance trouve souvent un appui théorique dans la pratique et la culture politiques des intellectuels opéraïstes et marxistes-léninistes, tout en continuant à s’articuler à la révolte existentielle et anti- autoritaire (…). Il ne fait aucun doute que la composante radicale du mouvement contribua à rendre impraticable le projet capitaliste d’une récupération des luttes comme ressort de la modernisation de la société – ce qui a contribué à rendre visible la vraie question à poser : « Le problème de la formation d’un mouvement de lutte général où force-travail ouvrière, force-travail techno-scientifique et force-travail en formation convergent dans un projet unitaire de lutte pour les salaires, et contre l’organisation du travail. De ce point de vue, le processus d’assimilation subjective entre le mouvement étudiant et les luttes ouvrières est déclenché et soutenu par cette tendance étudiante qui, d’abord minoritaire et incapable de s’exprimer, a rendu vains tous les efforts de la tendance officielle, réformiste et contestatrice, pour fournir un débouché positif à la crise de l’Université ». 38
En savoir plus

42 En savoir plus

Promotion de la santé et inégalités de santé en milieu étudiant

Promotion de la santé et inégalités de santé en milieu étudiant

Au sein de l’Université, il revient aux Services Universitaires de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé de mettre en œuvre et de décliner les politiques de santé. Je rappelle que les services de Médecine Préventive Universitaire ont été créés après guerre avec pour mission principale la lutte contrer la tuberculose. Ainsi la notion de maladie et de soin est restée prédominante pendant de nombreuses années. La notion de prévention, puis de promotion de la santé apparaît plus tard et induit de nouvelles missions. Si la politique de soin a été longtemps privilégiée au détriment d’une politique de santé, actuellement, nous faisons le choix d’une politique de promotion et d’éducation à la santé dont l’objectif final est de rendre l’étudiant acteur et responsable de sa santé. On peut ainsi parler « d'empowerment », de « pouvoir-agir ». La médecine préventive s'inscrit aussi dans le contexte global qu'est celui de l'université de La Réunion : une université très jeune qui s'est affranchie des liens avec l'académie d'Aix-Marseille en 1982.
En savoir plus

14 En savoir plus

Université de Haute-Alsace. La longue histoire d'une jeune université

Université de Haute-Alsace. La longue histoire d'une jeune université

les locaux avaient encore été qualifiés d’ « indignes et honteux » par Gérard Binder… quatre ans auparavant 128 , mais furent moins heureux d’abandonner le centre-ville. Sur l’Illberg, ils eurent l’occasion de côtoyer leurs camarades scientifiques avec lesquels les occasions de rencontre avaient été rares jusque-là. En face, la bibliothèque universitaire permit enfin de regrouper les fonds scientifiques et littéraires. Entre ces deux bâtiments et le restaurant universitaire, agrandi et rénové, la Ville aménagea la place Bernard-Thierry-Mieg, en hommage à l’un des pères fondateurs de l’UHA. Cette réalisation faisait partie d’un programme pluriannuel (1991-1994), conçu par le Service des espaces verts et de l’environnement de Mulhouse, qui permit de mettre en valeur le site de l’Illberg et de présenter « une université dans un jardin » 129 . En bas du campus, le Département du Haut- Rhin finança entièrement la construction de la Maison de l’étudiant, une première en France. Destinée à héberger des services communs (scolarité, orientation, médecine préventive, sécurité sociale et mutuelles), un restaurant et l’animation culturelle, elle fut inaugurée en février 1993. Ses architectes, Norbert Chazaud, Frédéric Ladonne et Pierre Lynde, voulurent qu’elle ressemblât à un navire, avec des hublots, des passerelles et des coursives…. De fait, au début des années 1990, le vaisseau UHA était paré pour affronter la haute mer.
En savoir plus

35 En savoir plus

Un diplôme et un emploi pour chaque étudiant

Un diplôme et un emploi pour chaque étudiant

Le prolongement naturel de l’idée d’adéquation formation-emploi est que la formation gagne à être bâtie avec les professionnels, ce qui est une pratique courante. La recherche d’une adéquation qualitative conduit logiquement à la recherche d’une adéquation quantitative notamment du côté des diplômés : la réussite de la formation se traduirait par le fait que tous les diplômés trouvent l’emploi correspondant à leur formation ; c’est un critère d’adéquation où prime la satisfaction de l’offre ; mais dans la ligne de ce raisonnement les emplois eux aussi devraient être pourvus par les diplômés adéquats ; le critère d’adéquation deviendrait celui de la satisfaction de la demande ; l’idéal est alors d’arriver à la double adéquation quantitative où l’offre égale la demande ; mais la recette reste à trouver, probablement parce qu’elle est introuvable ; par ailleurs l’un des prolongements de cette logique est la transformation de l’emploi en profession exigeant un diplôme d’exercice. L’adéquation ainsi décrite est dite normative ou a priori. Elle suppose la mise en correspondance terme à terme des éléments de deux ensembles, celui des emplois et celui des formations, ce dernier étant censé être construit en fonction de l’autre. On se heurte alors à une double hétérogénéité ; d’abord la cible professionnelle que vise un projet de formation est constituée d’emplois dans des entreprises différentes et chacun de ces emplois a des particularités propres ; plus la cible devient large (une famille d’emplois et non un emploi précis) et plus l’objectif de l’adéquation devient flou ; ensuite si la formation est assurée par des établissements différents, l’homogénéité des cursus n’est pas toujours acquise. Le problème est bien connu : dans le système dual allemand un double effort d’homogénéisation de la formation et des emplois de chaque spécialité conduit à un véritable marché professionnel au moins pour les formations hors du secteur de l’artisanat.
En savoir plus

66 En savoir plus

Le plagiat étudiant

Le plagiat étudiant

Cet article ne se situe ni du côté de la morale, ni de la justice, encore moins de la dénonciation à but commercial ou de réorganisation institutionnelle, mais interroge sociologiquement le plagiat comme pratique estudiantine. L’objectif de l’analyse est de comprendre et de mesurer la place de ces pratiques et des réponses apportées. L’article vise à prendre l’ampleur des différentes formes de plagiat universitaire à partir de déclarations d’étudiants et à examiner, toutes choses égales par ailleurs, l’effet des caractéristiques individuelles sur le plagiat. Les pratiques sociales déviantes pouvant être délicates à déclarer, il fallait garantir l’anonymat et exclure toute enquête en face- à-face (Ogien 1999). Mais aussi atteindre une taille critique pour évaluer l’influence de différentes variables sur le plagiat dans chaque catégorie d’étudiants. Ce qui a conduit au choix du questionnaire en ligne, qui, outre son faible coût, permet de toucher un public accoutumé aux outils informatiques plus que le traditionnel questionnaire papier. Un courriel a été adressé à tous les étudiants d’une université pluridisciplinaire française (N = 32000), via leur messagerie universitaire, les invitant à répondre à un questionnaire en ligne hébergé sur un serveur. Constitué de 108 questions fermées et de 5 questions ouvertes, le questionnaire aborde sept thèmes : pratiques, représentations et justifications des tricheries scolaire et universitaire ; connaissance des sanctions ; conditions de surveillance des examens ; pratiques extra-universitaires de fraude (fausse déclaration administrative, utilisation de transport en commun sans titre de transport, téléchargement illégal, etc.) ; scolarité antérieure, formation suivie et manières d’étudier ; conditions de vie et pratiques culturelles ; caractéristiques sociodémographiques.
En savoir plus

12 En savoir plus

L'emploi étudiant en bibliothèque universitaire : état des lieux et perspectives

L'emploi étudiant en bibliothèque universitaire : état des lieux et perspectives

En 2014, Florence Roche et Frédéric Saby ont fait état des implications de cette situation : « Aujourd’hui, à l’université, la concurrence devient féroce avec les étudiants, qui travaillent en masse comme salariés dans les bibliothèques […]. Il est très difficile de convaincre un président d’université qu’un magasinier sait "mieux" ranger qu’un étudiant ; ou qu’il sait "mieux" faire un prêt ou un retour qu’un étudiant (voire qu’un automate…). L’étudiant, pour un président, présente deux avantages importants : il coûte moins cher qu’un magasinier (aujourd’hui, un président a les yeux en permanence sur le tableau de bord de la masse salariale…), et il permet au président de tenir un discours politique efficace sur l’attention qu’il porte aux conditions matérielles d’existence de sa communauté étudiante. Il y a donc un danger objectif pour les magasiniers, qu’il faut impérativement prendre en compte, d’autant que le risque est accru par leur absence de formation initiale » 137 . Les auteurs concluent : « Si ces personnels [magasiniers] restent cantonnés à des tâches classiques et traditionnelles, même sans rapport di rect avec le "magasinage" au sens strict, l’avenir est compromis, et ce, à court terme » 138 .
En savoir plus

143 En savoir plus

"Un étudiant riomois à Paris"

"Un étudiant riomois à Paris"

Cet itinéraire parisien est aussi la première étape d’une ascension sociale. Malgré son peu de goût pour le paraître, Gilbert s’est préparé à celle-ci en soignant sa mise. Ne s’est-il pas résolu dès son arrivée à quelques achats indispensables à tout jeune homme de bonne mine — « épée, bourse à cheveux, chapeau à mettre sous le bras, poudre etc. » —, ne se fait-il pas coiffer trois fois par semaine par un perruquier, en sacrifiant à cette élégance trois livres par mois, soit la moitié du loyer que lui coûte son cabinet (lettre 1, citée) ? Peut-être a-t-il ressenti à cette transformation un petit plaisir de vanité, mais elle lui était imposée par ses nouvelles relations. Arrivé à Paris avec une lettre de recommandation du physicien riomois Dutour pour le géologue Guettard — qui avait établi vingt ans plus tôt l’origine volcanique du Puy-de- Dôme, et ne semble pas avoir gardé rancune aux Riomois de leur indifférence à sa découverte22 — le jeune Romme se voit aussitôt présenté par cet homme aimable à quelques autres savants ou gens de lettres. Conquis par l’affabilité de Guettard, rebuté par la morgue du mathématicien Bossut, l’autoritarisme d’un Lalande, la vanité d’un D’Alembert (lettre 1 et notes), bien accueilli par son compatriote de Chanonat, l’illustre poète Jacques Delille, il ne tarde pas à trouver sa place, de proche en proche, dans une petite société éclairée où se côtoient hommes de science, gens de lettres et gens du monde. À peine plus de deux ans après son arrivée à Paris le « très petit maître de mathématiques » dont il disait à l’automne 1775 « le crédit [...] aussi borné que la fortune » (lettre 29) peut répondre à la curiosité pressante de Dubreul en dressant pour son ami une double liste de ses nouvelles relations : d’un côté, une « haute société » de marquises, de comtesses, de comtes et de barons ; de l’autre, en nombre équivalent, des savants et des écrivains en vue (lettre 115, de décembre 1778). Faut-il déceler une certaine complaisance dans ce tableau de sa réussite ?
En savoir plus

63 En savoir plus

La valeur Université

La valeur Université

Or, nous sommes actuellement trop loin du compte. Depuis plusieurs décennies, l'université est contrainte de faire face à une série de difficultés convergentes : augmentation exponentielle des connaissances, complexité croissante des technologies, massification de l'enseignement. A ces phénomènes s'ajoute également le fait que l'université est devenue de plus en plus autonome dans la gestion de ses missions de recherche et d'enseignement. Pourtant, on constate que simultanément les moyens qui lui sont alloués n'ont cessé de se réduire : de 1972 à 1997, le financement par étudiant des universités en CFB a diminué de 7% alors que la population estudiantine augmentait de 65% !
En savoir plus

5 En savoir plus

Université. Une collaboration pleine de ressources !

Université. Une collaboration pleine de ressources !

Mais au-delà du quantitatif, nous nous sommes aussi intéressées à ce que les traces nous disent des pratiques : à cette occasion, nous avons pu prendre la mesure du rôle référent d[r]

5 En savoir plus

À la Réunion, une école de la réussite pour qui ?

À la Réunion, une école de la réussite pour qui ?

Source : Service statistique académique. Déjà, dans une étude parue il y a une dizaine d’années, nous avions pu mettre en exergue l’importance de l’origine sociale des élèves dans la com- position du public scolaire (Guillot, 1993, p. 148), donc dans la réussite des élèves de différents établissements au baccalauréat (Ibid., p. 152). En clair, nous avions déjà constaté que plus les lycées recrutent dans les milieux favo- risés, plus les taux de réussite qu’ils peuvent afficher sont élevés. Si on géné- ralise l’observation à l’ensemble de l’académie, on voit bien que les lycées réputés des centres-villes, les lycées privés notamment, trouvent la majorité de leur public parmi les meilleurs élèves potentiels, les « héritiers » par oppo- sition aux « boursiers », pour reprendre la terminologie de Bourdieu et Passe- ron, et ont les meilleurs résultats, et ce d’autant plus qu’à la Réunion, il sem- ble que les parents cherchent bien souvent à échapper aux contraintes de la carte scolaire. Autrement dit, de bons élèves potentiels, ces établissements font de bons candidats au bac, et c’est sur ces statistiques flatteuses que, pour l’essentiel, ils fondent leur bonne réputation, statistiques dont les établisse- ments des écarts ou des quartiers urbains « difficiles », qui ont un public beaucoup plus « populaire », sont loin de pouvoir s’enorgueillir.
En savoir plus

17 En savoir plus

Show all 681 documents...